À PROPOS DE MOI

Frantz Bataille J’écris beaucoup sur la médecine, les modes de vie et les gens.

La lumière en tant qu’énergie est un espoir passionnant pour le bien-être de l’homme.

Biographie

Je suis un médecin de campagne et en tant que tel, j’ai appris à  écouter, à observer et à établir des règles personnelles en matière clinique qui se résument en trois mots: le simple, l’utile et le nécessaire. Toute ma vie, je m’inspirerai d’une telle trilogie,  durant cette carrière en dent de scie, la médecine  restant  pour moi une grande aventure, une aventure à travers la vie des hommes et le cadre dans lequel vivent ces hommes, avec  par-dessus tout un côté humain qui sera toujours au bout du compte mon réel salaire.

En fait, j’ai fait une bonne partie du pays d’où je viens, Haïti, à cheval, à moto et en voiture et bien souvent à pied,  gravissant les collines et  sautant les cours d eau. J’ai donc commencé très jeune une aventure en blouse blanche et au fil du temps, sans m’en rendre compte, j’allais devenir comme partie intégrante  des familles que  je soignais au plus fond de nos terres. Ce sera une forme de consécration, et pour l’humble médecin de campagne que je suis resté, une forme d’apothéose. Je sais que le mot est un peu fort.

Je n’évoquerai pas trop les échecs ; il en fut certains qui bouleversent encore le cœur en enlevant le sommeil. Qu’ai-je fait que je n’aurai pas du faire ? Tout médecin se pose au moins une fois cette question. Mais, il est aussi des jours où tu te sens à l’égal d’un dieu. Grandeurs et décadences, hélas !

Mais, bien avant, à l’époque de la fac,  avec en tète,  comme projet, ce type de médecine qui n’est pas sans ivresse, je faisais mes premières armes dans la presse, précisément au Nouvelliste, quotidien centenaire haïtien et par la suite, je devais travailler au Petit Samedi Soir, où ma rencontre avec M. Dieudonné Fardin a été déterminante dans ma vie. En fait, j’ai été pendant de nombreuses années, le rédacteur en chef de cet hebdomadaire d’avant garde engagé dans la lutte pour la justice sociale, et par la suite j’en suis devenu le directeur.

En 1991, peu de temps âpres les vêpres lavalassiennes de janvier qui mirent le feu dans nos ateliers et même dans la résidence privée de la famille Fardin, je partis pour la Floride et ne retournai au pays qu’à la chute du régime Lavalas.

La politique, a –t-elle ruiné ma carrière ou a-t-elle donné plus de perspective à ma vie ? Aujourd’hui encore, je n’ai pas fini de me poser cette question.

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